“And Then There Was Salsa” - La plateforme de diffusion de vidéo Vimeo permet de créer une expérience visuelle assez jolie grâce à un habillage animé en relation avec le produit. Dans ce cas il s’agit de la sauce (”salsa”) Tostitos, et comme la “salsa” c’est à la fois une sauce et une danse, un ballet sensuel et piquant c’est la choix obligatoire (et facile) pour toucher les sens de l’internaute.
Pour la promotion du jeu vidéo Dante’s Inferno le code source d’un certain nombre de sites a été aménage façon ASCII art. Une forme de publicité cachée, d’initiés et pour initiés. Je vas le faire simple. Il faut savoir que les pages web qu’on voit sur notre navigateur sont écrites dans un langage informatique, le HTML : ce “code” est lu par le navigateur qui nous restitue une belle page telle comme nous la connaissons, c’est à dire avec texte, images, liens, etc. La plupart des navigateurs comme Explorer, Mozilla Firefox et Google Chrome permettent d’afficher le code source de la page (c’est un onglet dans le menu, qui normalement ne sert qu’au développeurs, programmeurs et bidouilleurs). Et bien, ce code est en effet un texte composé de lettres, chiffres, espaces et caractères spéciaux : l’ensemble de ces éléments (chiffres, lettres, tout type de caractères) appartiens à une sorte de registre qui s’appelle ASCII. Et bien, ça fait longtemps qu’on a exploré la possibilité de créer des images composées exclusivement de caractères de ce registre, et ça c’est l’ASCII art. L’exemple plus simple et bien connu c’et le “smile” . Mais on peut bien imaginer des images bien plus grandes et complexes composée d’un grand nombre de caractères. Voilà, maintenant on sait ce que c’est le code source d’une page web et l’aASCII art, et on peut bien apprécier la publicité de Dante’s Inferno sous forme d’ASCII art dans le code source d’une page web.
Le home du site Digg.com telle comme se présente dans le navigateur :
Le site Digg.com héberge une publicité cachée dans son code source
Un virtuose plan-séquence nous fait plonger dans le monde de Puma, où le sport est un jeu, plein de couleurs, de fun, et riche en imagination. Un grand travail sur le décor et sur la chorégraphie des mouvements.
J’ai de plus en plus l’impression que le développement des technologies numériques a fait surgir une nouvelle école de bricoleurs créatifs : ils utilisent les technologies comme instrument de planification, il font des maquettes en 3d sur l’ordinateur, pour enfin sortir un produit qui a la chaleur d’un traitement artisanale et l’inventivité d’un jeu d’enfant. C’est l’opposé de ce qu’on fait d’habitude à hollywood, quand des artisan préparent des maquettes en craie, en papier, en bois, pour qu’un département de computer graphic puisse sortir un univers digital hyperfroid, lissé et sans âme.
Réalisé par Jared Eberhardt, musique : The ShagStop and Listen
La mode se donne au format court-métrage pour s’exprimer, promouvoir les collections et véhiculer ses valeurs de marque : une magique vidéo de l’artiste chinois Yang Fudong pour Prada, et un journal vidéo de Bruce Weber pour Stefano Pilati et YSL. Les deux en noir et blanc.
A savoir, Bruce Weber, pionnier de la photographie de mode masculine, est le réalisateur du magnifiqueLet’s get lost, extraordinaire documentaire sur Chet Baker.
»FIRST SPRING« A FILM BY YANG FUDONG FOR PRADA SPRING/SUMMER 2010
YSL – Fall/Winter 2010-11 – Ain’t Nothin’ Like The Real Thing -Bruce Weber Short Film
Spike Jones, maitre du clip musical et réalisateur de films assez barrés tels que Dans la Peau de John Malkovich et Where the Wild Things Are, s’est donné pour la vodka Absolut : il a eu carte blanche et a réalisé un film de 30 minutes qui raconte l’histoire d’amour entre deux robots à Los Angeles. Spike Jones se montre plein de gratitude pour le marketing de Absolut pour la liberté qu’il a eu pour travailler et sortir le mieux de sa créativité. Absolut n’a eu qu’a rajouter un accroche pour transformer le film en formidable outil de promotion : “a love story in an Absolut world”. La première de “I’m Here” (c’est le titre du film) sera au festival de Sundance; en suite il passera au festival de Berlin. Etc etc, pour le plaisir de la marque. Et pour le notre, aussi.
Google embauche Patrick Boivin, roi de la stop motion sur youtube, pour désemballer son nouveau téléphone portable Nexus One. La téchnique est au top, comme d’hab, par contre l’idée est un peu pauvre. De toute façon c’est toujours un plaisir de voir les figurines de Patrick en action. J’ai déja parlé de Patrick Boivin ici.
A savoir : les héritiers de Philip K. Dick mènent une cause contre Google pour l’exploitation du nom “nexus one”, tiré du même roman qui est à l’origine de Blade Runner.
C’est un tout petit changement dans le vieux jeu Tetris, mais tout change. Un changement de perspective, de point de vue. ça touche à la theorie de la relativité. A essayer. Et a mediter.
Bien triviale mais bien drôle aussi, cette pub web qui nous illustre les vertus d’une éponge spéciale pour les hommes, by Axe. D’une coté les double sens faciles mais toujours irrésistibles, de l’autre coté un très bon jeu d’acteurs dans les plans sur le publique : la réaction du jeune timide quand on parle de petites boules… l’enthousiasme d’une vieille dame quand on parle de boules énormes… et enfin le vieux papi qui a besoin de la main et de l’expertise d’une fille pour que ses boules soient bien soignées. A noter aussi comme la blague profite bien des pauses : la fille manipule des petites boules de golf, quelque long second de silence, on arrive a entendre le bruit des boules, et enfin la fille dit “je pourrais jouer avec ces boules toute la journée”.
Juste pour remarque que cet objet génial est, à la base, l’oeuvre d’un vrai génie. Le vrai créateur de ce qu’il appelais “the ultimate machine” est Claude Shannon, mathématicien américain et pionnier de l’électronique, notamment figure de grande importance par rapport à la théorie de l’information (il est le “Shannon” du bien connu “modèle de Shannon et Weaver”).
L’auteur de cette vidéo virale d’énorme succès n’a fait que copier et il n’en fait pas un mystère, comme il déclare tout de suite d’avoir été inspiré par Claude Shannon, qui avait déjà construit un objet tout à fait identique. Shannon, à son tour, déclare d’avoir été inspiré par une idée d’un autre génie, Marvin Minsky, personnage clé du développement des théories de l’intelligence artificielle. Drôles de scientifiques. Effectivement cet objet qui nous fait tout de suite rigoler et qui est néanmoins doué d’un charme hypnotique n’est que seulement en apparence inutile, comme il peut facilement être relié à certains concept très importants au sein de la théorie de l’information et e l’intelligence artificielle, mais je ne suis pas là pour tout expliquer, quoi !
Timelapse of swarming monster worms and sea stars eating a dead seal
Une grande excitation pour les habitants de la mer en occasion d’un somptueux banquet; au menu : le cadavre d’une grosse phoque. Une prise de vue très accéléré nous montre un caléidoscope de couleurs, entre étoiles de mer et vermines de tailles différentes qui se lancent dans une bouffe colossale.