Ça fait quoi d’être une grosse ado noire enceinte d’un deuxième enfant, eu suite aux abus de son père, le premier fis handicapé (“trop somique”), avec une mère barré qui ne pense qu’à fumer, regarder la télé, et à son cheque des ASSEDIC ?
C’est la vie de Precious à Harlem, new York : à cause de sa grossesse elle est envoyée dans une école “alternative” où enfin elle trouve des copines solidaires et une enseignante (lesbienne) qui aime son métier et prend soin de la classe. Precious arrive enfin à assumer sa situation, s’entendre avec son assistante sociale, interprété par Maria Carey, devienne ami avec un infirmier interprété par Lenny Kravitz, mais la vie lui réserve encore des mauvaises, voir très mauvaises, surprises.
Pour se détacher de sa réalité chiante, Precious rêve d’être une star, mais ces rêveries (des scènes faciles et peu convaincantes) s’incrustent très mal dans la narration assez réaliste de son quotidien de cauchemar.
Ce qui est sûrement bien est le langage des blacks de Harlem : certaines échange entre Precious et sa mère sont digne d’un scénario de Tarantino, avec un “bitch” chaque trois mot parmi d’autres termes autant explicites.
Le sombre drame, qui ne manque pas de quelque touche d’ironie et humour, peut déchainer quelque larme, mais l’image trop propre (une direction de la photo trop impeccable), faute de quelque problème de rythme, limitent sérieusement l’appeal du film.
