Chrétiens, païens et juifs cohabitent dans la ville d’Alexandrie. La science est le quatrième élément. On y assiste à la prise de pouvoir des chrétiens, qui se débarrassent de tous les ennemies, à travers la violence des « parabalani » (pieux chrétiens qui expliquent la religion par le moyen de pierres tirés sur la tête des infidèles).
Ce n’est qu’un nouveau péplum, où la main invisible du réalisateur Amenabar, qui confirme son total manque de personnalité d’auteur, n’arrive pas à creuser la personnalité des personnages, risquant de perdre même le public des blockbusters qui n’attendent pas beaucoup plus que quelque coup d’épée et des hommes musclées en sandales dans des décors des temps mythiques.
Le seul parti pris esthétique d’Amenabar c’est l’usage insistant de plan plongés, où le petits humains vu de très haut semblent des fourmis qui tournent en rond. Malheureusement, ces plans, où on voit d’une perspective divine les décors numériques de l’ancienne Alexandrie, avec ses temples et obélisques, nous font penser surtout aux jeux vidéo style sim city, ce qui n’est pas forcement un mal, donnant une ultérieure couche postmoderniste au déjà très postmoderne genre des new-péplum.
Si le publique le plus bête pourra apprendre par le moyen de ce film qui puissent exister des femmes philosophes et scientifiques, bref, des femmes avec un cerveau, comme la protagoniste Hypatie (pour en savoir plus voir wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypatie_d’Alexandrie), tant mieux, mais d’une coté je ne suis pas trop optimiste, et de l’autre coté cela ne suffit pas à en faire un bon film.
