La galerie Anatome (Paris onzième arrondissement), dédiée aux arts graphiques, a fêté samedi dernier les dix ans d’activité. Dans le cadre de l’événement j’ai eu l’occasion de voir le court-métrage d’animation Logorama (déjà présenté à la Semaine de la Critique au festival du cinéma de Cannes), réalisé par le collectif H5.
On sait, les logos polluent notre monde, mais on les aimes. On a tellement des logos qu’H5 a pu bâtir et remplir une ville, voir un monde entier : Logorama est le monde des logos, où tout est logo. Par exemple une balade au zoo c’est l’occasion pour rencontrer le célèbre lion de MGM et les crocodiles de Lacoste. Le très musclé Mr Propre manifeste sa vrai attitude gay, le clown Ronald McDonald révèle son âme criminelle et l’homme Michelin est le véritable héros qui doit l’arrêter. A peu près deux mille logos sont visibles dans ce jolie court-métrages, dans lequel le design très poussé n’empêche pas le déroulement d’une histoire riche d’action et le développement de la psychologie des personnages.
La galerie Anatome a posé trois questions aux 31 graphistes exposés :
- “Dans la société dans laquelle vous vivez, quel est l’état du graphisme ?”
- “Quel doit être le rôle du graphisme ?”
- “Comment transmettre le graphisme ?”
J’ai bien aimé les réponses de Raùl, un graphiste espagnol :
- “Dans la société dans laquelle, quel est l’état du graphisme ?”
“La nouveauté est en vente et le talent est à louer”
- “Quel doit être le rôle du graphisme ?”
“Soigner la presbytie”
- “Comment transmettre le graphisme ?”
“En signalant”
Logorama, de H5
Site officiel : http://www.logorama-themovie.com/
Galérie Anatome : http://www.galerie-anatome.com/site.php?lang=fr




Vraiment orgasmique cette campagne pour la marque danoise de chassures Bianco. Excellente la musique, appuyant sur les percussions. Une touche hyperbolique et ironique qui fait la différence (on n’est pas dans un univers foot fetish au premier dégrée).







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