Archive for October, 2009

Guappecarto’ : musique ‘guappa’ avec les tziganes d’Italie

Thursday, October 29th, 2009

Guappecarto’ – concert à L’Alimentation Générale, Paris, 28/10/2009
“Delicate Infiorescenze”

Guappecarto – Live at L’Alimentation Générale, Paris, 28/10/2009 from Federico Anastasi on Vimeo.

A l’origine, “guappo”, dans le dialecte de Naples, vient de l’espagnol, “guapo”, c’est à dire : beau. Mais aussitôt l’expression  “guappi” définie les boss de la camorra, la mafia napolitaine. Dire guappecarto’, c’est un insulte : un guappo de papier mâché, un boss sans autorité, un mafieux raté, enfin, un faux méchant.

Habillés comme des guappi du sud de l’Italie, Malamente au violon, Le Dr.Zingarone à l’accordéon et Frank Cosentini à la guitare jouent une musique qui mélange l’esprit tzigane avec des sonorités méditerranées : des compositions inspirées, entre tarentelle et tango, musette et valse, une musique nomade par vocation, avec la vitalité de la musique “rue” et la rigueur d’instrumentistes professionnels.

Avec leur répertoire de morceaux très intimes et poétiques, à écouter les yeux fermé (idéalement dans un silence qu’ils ont du mal à trouver dans des salles comme L’Alimentation Générale), et d’autre morceaux endiablés à danser violemment, les Guappecarto’ arrivent toujours à conquérir le publique.

Ils sont souvent en concert à Paris, consultez leur myspace pour les prochaines dates.
http://www.myspace.com/guappecartomusica

Frank : Guitare
Malamente : Violon
Dr Zingarone : Accordéon – Tambourin

Sources :
http://www.myspace.com/guappecartomusica
http://guappecarto.skyrock.com/

Malamente et son violon (Guappecarto')

Malamente et son violon (Guappecarto')

Art contemporaine au Moulin : Galleria Continua nous invite dans usine réaménagée en lieu d’exposition

Wednesday, October 28th, 2009

SPHERES 2009 – LE MOULIN – Art project by Galleria Continua from Federico Anastasi on Vimeo.

SPHÈRES 2009
24 octobre 2009 – 30 mai 2010

GALLERIACONTINUA / Le Moulin
46 rue de la Ferté Gaucher 77 169 Boissy-le-Châtel, France (Seine-et-Marne)

Le réveil à 9 heures le samedi matin ne nous a pas effrayé (pas plus que ça…); à onze heure on était derrière le Petit Palais pour monter dans la navette qui nous a amené au site du “Moulin“, un ancien moulin à blé (14e siècle), puis moulin papetier (1800), fabrique d’objets en plastique (années 1950) et menuiserie (années 1970). Le site (10.000 m2) a été racheté en 2007 par Galleria Continua, une galerie d’art contemporain italienne basée à San Gimignano et à Beijing.

Après un brunch assez sympa on commence la visite. La première salle me fait tomber dans le désespoir, rien d’intéressant sauf une belle sculpture d’Ugo Rondinone. Mais l’exploration continue et au final on est conquis pas ce magnifique cadre post-industriel où, en occasion de l’événement “Sphères 2009″, sept galerie exposent :

  • Air de Paris (Paris),
  • Galleria Continua (San Gimignano / Beijing / Le Moulin),
  • Goodman Gallery (Johannesburg / Cape Town),
  • Galerie Krinzinger (Vienne),
  • Esther Schipper (Berlin),
  • Kamel Mennour (Paris),
  • Almine Rech Gallery (Bruxelles / Paris)

Une série d’œuvres peuvent bien profiter de l’ampleur du lieu :

  • la montagne de casseroles de Subodh Gupta
  • l’aggloméré de sachet en plastique de Pascale Marthine Tayou
  • les tresses de fibre de Shen Yuan
  • le labyrinthe de rouleau de carton de Michelangelo Pistoletto
  • les vitres de  Daniel Buren
  • les cercles d’ampoules de Claude Lévêque.

D’autres œuvres s’insèrent aussi-bien dans les couloirs et dans les nombreuses salles du site :

  • les sculptures hyperréalistes (un ange mort et un taliban) de Sun Yuan & Peng Yu,
  • les rêves de Nedko Solakov,
  • la maquette de Hans Op de Beeck,
  • les plans de Carlos Garaicoa,
  • les vidéos de Ann Veronica Janssens, Ange Leccia, Minnette Vari, Chris Burden.

Sun Yuan & Peng Yu

Sun Yuan & Peng Yu

Galleria Continua : http://www.galleriacontinua.com/index.html?lang=fr

Machinarium, histoires de robots

Tuesday, October 27th, 2009
Machinarium

Machinarium

Vous vous retrouvez dans une montagne de déchets. A vous de remettre en forme votre corps de robot et partir pour un’aventure dans le monde de Machinarium. C’est un jeu du type “pointe et clique”, c’est à dire que vous n’utilisez que la souris pour déplacer votre personnage, pour cliquer sur des éléments, recueillir des objets, faire interagir les objets entre eux et avec les éléments du décor. Une caractéristique du jeu est le fait que votre robot peut s’étendre en hauteur et se baisser au sol, et comme vous pouvez interagir seulement avec les élément proches de vous, ça rajoute une touche de réalisme et de complexité. Avec la mise en place de la bonne séquence d’actions, vous passez à l’écran suivant. Il n’y a que trois écrans disponibles gratuitement (sinon ça voute 13$) mais ils vous donnent un bon aperçu de la qualité de la direction artistique, des animations, et de la mécanique du jeu. Je le trouve un peu difficile, mais il donne vraiment envie de découvrir la suite de l’aventure et explorer ce monde de robots.

Le jeu a été développé par Amanita Design : sur le site du studio vous trouverez d’autres jeu dans le même style.

CLIQUER ICI POUR JOUER:
http://machinarium.net/demo/

Machinarium - fond décran

Machinarium - fond d'écran

Machinarium - fond décran

Machinarium - fond d'écran

Machinarium - fond décran

Machinarium - fond d'écran

Sources :
Pierre Dreulle : http://www.pierredreulle.fr/2009/10/21/machinarium/
Amanita Design : http://www.amanita-design.net/

Ouvres d’art, reines sur scène (”Drama Queens”, de Elmgreen & Dragset, texte de Tim Etchells)

Friday, October 23rd, 2009
Elmgreen & Dragset : "Drama Queens"

Elmgreen & Dragset : "Drama Queens"

Ayant énormément apprécié leur travail pour le Pavillon des Pays du Nord à la Biennale de Venise (cliquer ici pour lire mon texte), j’ai été voir la pièce “Drama Queens”, conçue par Elmgreen & Dragset, avec le texte de Tim Etchells.

Un groupe d’œuvres arts, chacune avec son propre caractère, se retrouve sur scène et doit faire face à un contexte de “spectacle”. Ils discutent des styles, des tendances, du marché, des publiques différents des musées et du théâtre (bavard et hétérogène le premier, silencieux et qui réagit à l’unisson le deuxième).

Sollicité par Elmgreen & Dragset, Tim Etchell a écrit un texte très brillant, plein d’humour, qui s’interroge d’une façon légère et intelligente sur le sens de l’art, sa place dans la culture, avec des citations cultivés (les propositions sur l’art de Sol Lewitt) et des clin d’œil à la culture la plus populaire (E.T. et Donnie Darko). Un mix très postmoderne pour exprimer parfaitement l’impossibilité d’une dramaturgie pour les ouvres d’arts.

Avec des personnalités qui rendent impossible l’existence d’un personnage, le Lapin de Jeff Koons, le bloc de granit sans titre d‘Ulrich Rückriem, le “four cubes” de Sol Lewitt, Elegy III de Barbara Hepworth, l’Homme qui Marche de Giacometti, le pack de Brillo d’Andy Wharol se mènent sur scène comme des reines (voilà les “Drama Queens”), très orgueilleuses de leur statut d’œuvres d’art, mais à la fois perdues dans un scénario qui ne leur convient pas. L’échec d’une Commedia dell’arte interpretée par des oeuvres d’art.

Une pièce, enfin, quand-même. Mais surtout, plus proprement, une œuvre, dans le style totalisant d’Elmgreen & Dragset. Géniale, drôle, riche. Et qu’est-ce que c’est con, d’un coup, d’applaudir des œuvres d’art.

Elmgreen & Dragset : Drama Queens

Un petit mystère : pourquoi dans la version de la pièce qu’on a vu au Centre Pompidou manque le Berger des nuages de Hans Arp ?

Lapin - Jeff koons

Lapin - Jeff koons

elegyIII

elegyIII

L'homme qui marche de Giacometti

L'homme qui marche de Giacometti

Four Cubes - Sol Lewitt

Four Cubes - Sol Lewitt

Sans titre - Ulrich Rückriem

Sans titre - Ulrich Rückriem

Brillo - Andy Wharol

Brillo - Andy Wharol

En parlant de leur travail pour le Pavillon Des Pays du Nord à la Biennale de Venise, Elmgreen & Dragset déclarent que “le publique continue la narration et invente une nouvelle version de l’histoire” (”People continue the narrative and make up their own kind of new story”). C’est exactement ce que j’ai fait dans mon billet (cliquer ici).

TateShots: Elmgreen and Dragset at the Venice Biennale

Nicolas Moulin, fétichiste du béton armé finaliste au Prix Marcel Duchamps (FIAC 2009)

Thursday, October 22nd, 2009
FIAC 2009, Paris (Grand Palais)

FIAC 2009, Paris (Grand Palais)

FIAC 2009, Paris. Les galeries les plus prestigieuses exposent au Grand Palais, les jeunes galeries prennent place au carré du Louvre. C’est au carré du Louvre qu’on trouve aussi les quatre finalistes du Prix Marcel Duchamps, et parmi eux Nicolas Moulin, avec une installation très remarquable accompagné d’une vidéo. A mon avis la meilleure chose à voir à la Fiac cette année. On trouve aussi une série de trois photos de Nicolas Moulin au stand de la Galerie Chez Valentin, trois paysages gris, où l’on sent une présence humaine au passé : l’univers de cet artiste est nourri des thèmes de la meilleure science fiction, en premier Philip K. Dick, qu’il cite comme son auteur préféré et âme proche.

Le monde qu’il semble explorer comme un aventurier du jours d’après est une déclinaison d’un passé futur, le passé de la folie du béton armé projeté au delà de l’humanité qui est pourtant à l’origine de ce monde. Nous sommes amenés à plonger dans un terrain suspendu entre fiction et réalité (encore, Philip K. Dick), et expérimenter des sentiments ambiguës face à cette apocalypse de béton : d’une coté le vertige devant un rêve (une architecture solide, moderne et pas chère) qui devient cauchemar, ruine, monument à une utopie ratée, de l’autre coté fascination pour une paix enfin conquise et une élégance que ces formes finalement trouvent dans la ruine.

Samedi matin (24 octobre) on aura le lauréat du Prix Duchamps : on croise les doigts pour Nicolas Moulin.

Nicolas Moulin (finaliste au Prix Duchamps)

Nicolas Moulin (finaliste au Prix Duchamps)

Nicolas Moulin (finaliste Prix Duchamps 2009)

Nicolas Moulin (finaliste Prix Duchamps 2009)

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Nicolas Moulin

Wenluderwind, Nicolas Moulin

Wenluderwind, Nicolas Moulin, Gallérie Chez Valentin

Nicolas Moulin et Philippe Cuxac

DOSSIER :
http://www.galeriechezvalentin.com/fr/ressources/pdf/nm_dossier.pdf

iDon’t, ou bien : ce que l’iPhone ne peut pas faire

Tuesday, October 20th, 2009

iPhone = iDon’t (Je ne fais pas).

iDon’t

MISE à JOUR : VOILA LA RÉPONSE DES INCONDITIONNÉS DES PRODUITS APPLE
iDon’t Care (je m’en fiche)

Google, Motorola & Verizon attaquent l’iPhone avec ce teaser viral, développé pour préparer le terrain à l’arrivée de Droid, un téléphone de nouvelle conception qui fait tout ce que l’iPhone ne fait pas. Ce nouveau téléphone est présenté dans les communications officielles comme un téléphone qui vous écoute et vous comprends mieux que votre interlocuteur.

“You don’t need a smartphone, you need a supergenius in your pocket. A phone that listens better than the person on the other end of the call.

[Vous n'avez pas besoin d'un joliephone, vous avez besoin d'un super génie dans votre poche.]

Mais est-ce que c’est vrai ? Les masses veulent des super génie dans leur poche ? Ils ne veulent plus de joliephones qui font plein de trucs inutiles ? La force des produits de Apple est le design. Un design total, mental. Un style qui s’impose. Un objet du désir. Pour ça il est gagnant.

Dans Pinocchio il y a Jiminy Cricket, un personnage savant, génial. Tout le monde le déteste. J’ai l’impression qu’avec Droid sera comme avoir Jiminy Cricket dans la poche. Le super génie, est-ce que c’est le bon positionnement pour Droid ? Ils veulent vendre Droid aux geeks ? Personne veut un téléphone qui est plus intelligent que lui.

Steve Jobs 1984

Steve Jobs 1984

Dans les années 80, quand Apple était vraiment une pensée différente (avec le célèbre accroche “Think different”), on pouvait rêver avec l’image d’un marteau qui casse l’écran du Big Brother dans une société à la Orwell, pour faire que le 1984 soit différent de “1984″. Aujourd’hui ce même spot est parodié avec Steve Jobs dans le rôle du Big Brother et des foules anonymes branchées à leurs iPods.

Big Brother ad by doubleTwist

1984 Apple’s Macintosh Commercial

Une journée bien créative

Monday, October 19th, 2009
C'est dur d'être créatifs

C'est dur d'être créatifs

Le créatif qui doit bosser pour la vidéo d’ouverture du Hatch Awards 2008 (prix de la publicité, Boston), a beaucoup de pressions : la vidéo de 2007 avait gagné un prix. Il sort de son impasse avec une mise en abime de son travail, qui donne en même temps un extraordinaire portrait du métier à l’époque de facebook, gmail, youtube, itunes, etc.

Un “inside joke”, une blague qu’on peut bien comprendre dans le milieu de la com, un portrait de créatif dans lequel on se reconnait.

Hatch Awards 2009 : la vidéo est primé au sein du concours !

Bien pour le créatif, mais en même temps ça donne une mesure de l’autoréférentialité de la publicité (la publicité parle d’elle même, et se donne des prix). Et ça aussi c’est typique de notre époque.

Source : AdFreak

Hatch Awards : http://www.hatchawards.com/Home/

Pliez, repliez et le papier s’anime

Thursday, October 15th, 2009

“VIDEOGIOCO” by Donato Sansone
Sound Design : Enrico Ascoli

VIDEOGIOCO by Donato Sansone from Enrico Ascoli – Sound Design on Vimeo.

Un développement très ambitieux de la technique d’animation du flip book (c’est à dire le dépliage rapide d’une série d’images sur papier) conçu et réalisé par l’italien Donato Sansone. Le son d’Enrico Ascoli aide à donner sens et rythme aux images.

VIDEOGIOCO
animation and concept by Donato Sansone http://www.myspace.com/milkyeyes
sound design by Enrico Ascoli enricoascoli.com

Plie après plie...

Plie après plie...

Source : www.pierredreulle.fr

“The Box” – La boite de Richard Kelly ouverte, sans gâcher la surprise

Wednesday, October 14th, 2009
The Box, avec son joli bouton rouge, idéale comme cadeau de Noêl

The Box, avec son joli bouton rouge, idéale comme cadeau de Noêl

Richard Kelly présente The Box, cinéma UGC Les Halles, Paris

Richard Kelly, réalisateur de Donnie Darko, vient de présenter son troisième film au cinéma UGC Les Halles, à Paris. Pas plus qu’une petite salutation obligée : un peu émotionné, le jeune réalisateur (classe 1975), mentionne la nouvelle “Button, button” de Richard Matheson, point de départ pour un film qui, dans ses mot, deviens “son film le plus personnel” et dans lequel il déclare d’avoir investi son propre argent.

Richard Matheson, auteur de science fiction assez connu pour son roman “I am legend”, adapté trois fois au cinéma (Last man on earth, Omega Man, I am legend), a collaboré aux scripts d’un certain nombre d’épisodes de “La Quatrième Dimension”. Dans le cadre de la reprise de la célèbre série dans les années 80, la nouvelle “Button, button” avait en fait déjà été mise en scène. Une des caractéristiques des épisodes de la série était de terminer avec une étonnante révélation; très souvent, il s’agissait d’une fin “ouverte”, qui préfère poser une nouvelle question, plutôt que nous offrir toutes les réponses. C’était au spectateur d’imaginer, s’il en avait envie, la suite.

Dans le film “The Box”, Richard Kelly semble relever le défi et essayer de continuer l’histoire de la boite mystérieuse. L’exercice est intéressant, les nouveau thèmes qu’il introduit dans les scénario sont pleins d’implications, c’est de la science fiction philosophique, celle qui parle de la nature humaine, du libre arbitre, du sens de la vie, mais le défi était probablement perdant dès le départ, comme la nouvelle de Matheson et l’épisode de “La Quatrième Dimension” trouvaient leur force dans la structure parfaitement cyclique et dans le final “ouvert”.

Méfiez vous de la bande d’annonce “à l’américaine” (ne la regardez pas), qui nous donne la mauvaise impression d’un mauvais film d’action : The Box est un film posé, réfléchi, cultivé, appartenant au genre de la science fiction minimaliste comme Pi, Memento et Donnie Darko. Même s’il n’arrive pas à ces niveaux, il a quand même le même gout, et c’est un gout précieux et quand même assez rare.

Jamais sous-estimer le pouvoir d’une bonne histoire

Monday, October 12th, 2009

Une histoire rocambolesque riche en action, et pleine de surprises… elle commence avec des fusillades dans la jungle et termine dans la chambre de votre femme. Et si vous rencontrez un scénariste de Canal+, tapez fort avant qu’il puisse ouvrir sa bouche.

Le Placard (Wardrobe, The Closet) – Canal plus

Le placard - Canal Plus

Le placard - Canal Plus