Et si les aliènes de Spielberg jouaient le banjo ? Cette hypothèse fantastique est explorée dans ce mashup inter-médias, où la célèbre musique des “duelling bajos” de Déliverance est collée aux images des Rencontres du troisième type.
A l’origine, “guappo”, dans le dialecte de Naples, vient de l’espagnol, “guapo”, c’est à dire : beau. Mais aussitôt l’expression “guappi” définie les boss de la camorra, la mafia napolitaine. Dire guappecarto’, c’est un insulte : un guappo de papier mâché, un boss sans autorité, un mafieux raté, enfin, un faux méchant.
Habillés comme des guappi du sud de l’Italie, Malamente au violon, Le Dr.Zingarone à l’accordéon et Frank Cosentini à la guitare jouent une musique qui mélange l’esprit tzigane avec des sonorités méditerranées : des compositions inspirées, entre tarentelle et tango, musette et valse, une musique nomade par vocation, avec la vitalité de la musique “rue” et la rigueur d’instrumentistes professionnels.
Avec leur répertoire de morceaux très intimes et poétiques, à écouter les yeux fermé (idéalement dans un silence qu’ils ont du mal à trouver dans des salles comme L’Alimentation Générale), et d’autre morceaux endiablés à danser violemment, les Guappecarto’ arrivent toujours à conquérir le publique.
8bit trip – Rymdreglage (Tomas Redigh, Daniel Larsson)
Le brickfilm, c’est à dire une vidéo réalisé avec les briques de Lego, est désormais un genre affirmé sur youtube.
Le duo suédois de musique électronique / téchno Rymdreglage vient de sortir un clip pour leur morceau 8bit trip qui donne un nouveau souffle au genre, grâce à des mouvements de caméra très souples, des effets en stop motion très créatifs et un hommage à l’univers des vieux jeux vidéo pour les consoles 8bit. Les deux musiciens du groupe sont crédités comme auteurs, Tomas Redigh pour l’animation et Daniel Larsson pour la musique.
Sur leurpage youtubeils déclarent 1500 heures de patients et minutieux déplacements de briques Lego, et sur lahome de leur site ils s’étonnent du succès extraordinaire du clip, qui a fait sauter la bande passante du serveur.
Le chanteur folkDave Carroll était assis tranquillement à sa place sur un avion de United Airlines quand son voisin attira son attention : “Oh mon Dieu, ils balancent des guitares là-bas” (“My God They’re Throwing Guitars Out There”). C’était pas moins que des employés de United qui étaient en train d’emmener les bagages dans la soute, dont justement la guitare Taylor de Dave.
Epuisé par l’indifference de la compagnie par rapport à son problème, il menaça d’écrire trois chansons sur l’épisode s’ils ne payaient pas les frais de réparation de la guitare. Et comme ils ont pas payé, et comme Dave a une seule parole, il a diffusé sa prémiere chanson United Breaks Guitars (United casse les gutares).
Le clip a cartonné sur youtube (5 millions de visites) et d’un coup United essaye de dedommager le chanteur, mais l’orgueil est blessé : “Thanks but no thanks” dit Dave, là c’est trop tard. La deuxième chanson vient de sortir et la popularité du chanteur due à cette vengance musicale-digitale lui a permis d’enregistrer son premier album Perfect Blue, en vente sur Itunes.
On attend avec impatience le troisième morceau.
Dave Carroll -United Breaks Guitars
Dave Carroll -United Breaks Guitars Song 2
Dave Carroll – STATEMENT : “Thanks, but bu thanks”
Malgré les effets gore, c'est un clip très poètique
Les Gnarls Barkley jouent le rôle de cuisinniers dans le clip
La vidéo réalisé par Chris Milk, réalisateur et photographe américain spécialisé en clip musicaux et publicité, semble plutôt un court-métrage, avec une vrai histoire et développement narratif : dans une cafétéria très américaine, une femme est en train de quitter son mec, qui d’un coup ne peut pas s’empêcher de lui ouvrir son coeur. Malgré des effets assez gore, je trouve la vidéo assez touchante, et même si la musique est comme en deuxième plan, la coté poétique du morceau ressorte en force.
Il s’agit de la deuxième collaboration entre Chris Milk et Gnarls Barkley, après le clip de Gone Daddy Gone, où l’on voit une bande de parasites qui, chassés du dos d’un chien, traversent plein d’aventures. Les effets spéciaux sont utilisé d’une façon pas du tout réaliste, dans un cadre esthétique très kitch qui ne manque pas de fasciner pour sa liberté expressive.
Gnarls Barkley – Who’s Gonna Save My Soul (réalisé par Chris Milk)
Gnarls Barkley – Gone Daddy Gone, (réalisé par Chris Milk)
Ce parasite ressemble beaucoup au chanteur de Gnarls Barkley
Il y a une autre vidéo de Gnarls Barkley que j’aime beaucoup : elle semble la bande d’annonce d’un vieux film de blaxploitation, de genre fantastique, qui raconte l’aventure d’une secte de noirs qui trouve un portail pour une autre dimension :
Booneoakley, agence de com’ américaine (Charlotte, North Carolina), a développé son site sur Youtube. Mais ils n’ont pas tout simplement habillé une chaîne Youtube, chose assez moyenne et souvent cheap : Booneoakley a créé le site à l’interieur des vidéos ! La timeline de la vidéo devient une sorte de “scroll” ou bien ascenseur qui permet de surfer les contenus du “site” grâce à des repères qui nous sont indiqués graphiquement toujours à l’intérieur du film (ces repères nous indiquent aussi, avec un peu d’humour, le bien connu contrôle de volume du player Youtube). Pour ouvrir les différentes pages du “site”, des zones cliquables ont été dessinées sur la vidéo : bien-sûr, ce sont des liens vers d’autres vidéos. Ainsi ils ont réussi à créer une vrai expérience de “site” web avec le parti pris d’utiliser seulement les possibilités offertes par les vidéos sur Youtube.
Après des études de cinema, la californien Owen Ashworth (classe 1977) crée le projet musical Casiotone For the Painfully Alone.
Le style est très cohérent : une voix calme s’installe sur une électro minimaliste et mélancholique caractérisée par le son de claviers électroniques bon marché, dont l’appellatif “casiotone”, hommage à la marque japonaise Casio, protagoniste de la démocratisation de l’électronique dans les année 80.
Pour le concert à La Maroquinerie (paris 75020) il se présente avec une formation de plusieurs éléments, parmi lesquels son frère, et un jeune batteur (précis et enthousiaste mais un peu violent).
En sobre chemise azure, deux chanson avec ses grosse lunettes et après avec des petit yeux presque toujours serrés ou baissés sur son équipement, il n’est pas le genre de performer à se lâcher, mais le leader du groupe gère avec professionalité, assurant une atmosphère musicale séduisante qui ne peux pas décevoir les amateurs de ses albums. Personnellement j’aurais bien voulu écouter le morceaux “White Corolla”, un des meilleurs, dont j’avais parlé dans un billet précedent.
Vers la fin du concert, après une très touchante “Don’t They Have Payphones Wherever You Were Last Nights”, il a joué une réprise de “Streets of Philadelphia”, par laquelle il montre bien que son style est assez personnel et capable de faire propre le celèbre morceaux de Bruce Springsteen.
La règle est d’utiliser d’une façon créative les scènes de chaque film (et rien d’autre) pour créer un clip sur une chanson qui a quelque type de rapport avec le film, soit elle est dans la bande son originale, soit elle a été inspiré par le film ou par un personnage du film, etc. D’habitude, mais ce n’est pas une règle, les clips commencent avec quelque scènes du film, avec l’audio original, en guise d’introduction et pour nous plonger dans le mood du film.
Matthias Heuermann a donc crée plusieurs clip pour démarrer le projet et ensuite il a demandé l’aide des internautes pour completer l’énorme oeuvre, à traver la création d’un groupe sur youtube :
The Cribs est un group anglais, bien ami des Franz Ferdinand qu’ils ont accompagné en tourné aux Etats Unis, et dont le dernier album est carrément produit par le chanteur de Franz Ferdinand.
Le groupe est composé de trois frères, dont deux frères jumeaux.
La vidéo de la chanson “Men’s needs” (tirées de leur dernier album) est accompagnée par une vidéo très sympa, qui fait vite oublier la mauvaise qualité du détourage des éléments grâce au fraicheur des mouvements de camera (toute la vidéo n’est qu’un seul plan séquence) et de la belle Salomé qui se balade à poile pendent la performance du groupe. Le style est tout à fait décalé : Salomé repasse une chemise, coupe des légumes et enfin coupe le bras du batteur et la tête du bassiste.
La vidéo existe en version censurée (des jolie blocs noirs qui cachent les nudités de la fille) et en version “dirty”, sans voiles.
Le “steampunk” est, en bref, la science fiction dans le passé. Le XIX siècle, l’époque de la machine à vapeur (”steam” = vapeur), est privilegié. Ordinateurs, robots, machines de tous les types qui fonctionnent, en gros, gràce à la force de la vapeur. Ce genre se manifeste en littérature, cinéma, BD, et musique. Technologie immaginaire plus une evie de rebellion, d’être punk, outlaw, pirates, hackers (comme dans le genre cyberpunk, la science fiction à l’époque de l’internet). Et au top de la musique steampunk, il y a Abney Park. Ce group s’est autoprocalmé, et à bon droit, le principal répresentent de la wave steampunk. Dans leur musique on retrouve une coté retro, un peu métal, un peu old west, moyenage parfois, et un peu trip hop. Et leur façon de s’habiller est 100% steampunk: cuir, lunettes d’aviateur, bottes, lacets, pièces en bronze… Leurs concerts sont des spéctacles où la musique est contournée de fumée, danses, et un défilé de costumes, coiffures, et accessoires steampunk.
Le dernier album s’ouvre avec l’excellent morceau “Stigmata Martyr”, en libre écoute sur le site officiel: Abney Park – Stigmata Martyr
Le musique d’Abney Park est inspiré par une grande nostalgie d’aventures démodées et par le refus d’un présent où les technologies sont moches, enveloppées dans la plastique. Les atmosphères sombres et le son sauvage nécessitent plusieurs écoutes pour se plonger dans l’univers steampunk et enfin apprécier.