Avez-vous jamais voyagé avec l’imagination dans les trames de paille d’un objet d’artisanat ? Et maintenant oui.
Le réalisateur Nir Ben Jacob, inspiré par une assiette décorative crée par son grand-père, nous emmène dans cet univers de paille, hommage à l’art traditionnelle israélienne – yéménite. Le décor et la lenteur des mouvements sont très appropriés à illustrer le morceau “river’s edge” du groupe canadien Great Lake Swimmers.
Une pub qui vient d’être primé avec un lion d’argent à Cannes. Sur le principe des images en silhouette qu’on peut lire de deux façons différentes, d’abord on suive l’histoire en regardant les images en blanc, et ensuite on nous raconte une deuxième histoire en suivant les images en noir. J’aime bien la coté un peu artisanal de ce film, et l’idée est tout simplement géniale. Tout ça pour la lessive Skip by UNILIVER… parce que le blanc et le noir ce sont deux histoires à part (et donc deux lessives dédiées). Ils ont vraiment diffusé cette pub ou c’est une sorte de ghost, fruit d’un exploit des créatifs ? Je la trouve vraiment trop poétique et expérimentale pour Skip, qui a pour cible des ménagères pas très sensibles à ce type de langage.
le blanc et le noir ce sont des histoires bien différentes
C’est peut-être pas anodin si au moment où la Mecca de la pubblicité (Cannes) distribue ses lions, Nietland vous propose une vidéo virale russe. Plutôt sexy et insouciante, le viral à la russe quoi. Avianova reprend le cliché de la pinup en bikini qui lave avec passion une voiture, mais cette fois il s’agit évidemment d’un gros avion de la companie. Dommage que le restriction youtube (à cause de la sexitude des images) risque d’en pénaliser la viralisation. (Pour voir la vidéo il faut avoir un account youtube – la bonne occasion pour s’inscrire au cas où on ne l’est pas déjà).
Как моют самолеты? / How to wash a plane?
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Director: Ivan Proskuryakov
Conception: Red Mustache
Girls: Baza Models
Le groupe Ok go, révélé à l’époque par une des grandes premières vidéo virales (celle où ils dansaient en sautant d’un tapis roulant à l’autre), reviens à l’esprit gymn : dans la nouvelle vidéo “End love”, après quelque simple exercice pour se réchauffer, ils se lancent dans une acrobatie entre stop motion, timelapse, ralenty et plus que ça. Remarquables leurs tenues sportives.
Pour l’occasion ils lancent un concours pour pousser au maximum la viralité sur facebook : l’internaute qui presente plus de commentaires à la vidéo du groupe posté sur son wall gagne un ipad. Plus d’informations sur la page facebook du groupe : http://www.facebook.com/okgo
Imaginons un monde parallèle où la mensonge n’existe pas. Imaginons donc comment serait la publicité dans ce monde. Voilà celle pour Coca Cola :
“Rien de nouveaux à dire sur ce produit… on a un peut changé la cannette… c’est pleine de sucre et comme toutes les boisson très sucrées elle contribue à l’obésité… c’est une boisson très populaire, tout le monde la connait… Mon nom est Bob, je travaille pour Coca Cola, je vous demande juste de ne pas arrêter de la boire”.
La publicité de Coca Cola sans mentir
C’est un extrait du film américain “The Invention of Lying” (l’inventeur de la mensonge), de Ricky Gervais et Matthew Robinson, qui fait d’un point de départ classique de la science fiction (un monde parallèle) l’occasion pour une réflexion sur la place de la mensonge dans notre société, le tout avec un registre de comédie. Sorti aux Etats Unis en 2009 et qui normalement devrait être déjà sorti en France en 2010… (ou pas ? On n’a pas trop entendu parler de ce film), il a l’air très intéressant et en tout cas il se base sur un très bon concept.
C’est probablement à cause de l’image clé du licorne en Blade Runner, que cet animal mythique et Ridley Scott (réalisatuer du film culte) ont été choisis comme ingrédients de l’opération communautaire de Philips. Pour la promotion de son téléviseur en format authentiquement panoramique (21:9) Philips mise sur des expériences cinématiques de qualité : après une vidéo excellente dont on a déjà parlé ici, maintenant c’est l’opération “Parallel Lines” : il s’agit en gros d’un concours de court-métrages avec le contraint de quelque ligne de script à respecter. Un script assez mystérieux et effectivement stimulant qui tourne autour d’un licorne est donc à disposition des internautes et des cinéastes de toute la planète.
5 réalisatuers ont été missionné par Philips pour demarrer l’opé, montrer la richesse du sujet et les possibilités créatives. Effectivement les 5 courts sont assez intéressants, en particulier “Darkroom” (de Johnny Hardstaff) que je trouve vraiment extraordinaire, avec un hommage malin à Blade Runner comme plus. Bien fait aussi “The Gift” (de Carl Eric Rinsch), un film d’anticipation à Moscou avec un univers très riche et soigné.
On va voir qu’est-ce que les internautes publieront dans le cadre du concours.
Philips Cinema – Parallel Lines – DarkRoom, by Johnny Hardstaff
Philips Cinema – Parallel Lines – The Gift, by Carl Erik Rinsch
Les onze éléments de la Beam Orchestra font ressortir le coté épique des chansons de Daniel Johnston, ils le soutiennent pour qu’il puisse avoir la confiance nécessaire et tirer le mieux de sa fragilité. Si on pourrait penser que cet ensemble était là pour cacher la petite voix de Daniel, ce n’est pas du tout le cas : il a crié encore plus fort et il s’est fait bien entendre (sauf peut-être dans le premier morceau, quand il devait encore se chauffer). Et quand il a été prêt, il a pris sa guitare et a enchainé trois morceaux en solo, où il a bien montré que l’orchestre n’était pas là pour le noyer et l’occulter comme un mauvais chanteur. Biensûr, ces trois morceaux ont été quelque chose d’incroyable : une façon de jouer la guitare qui annule la distance entre l’amateurisme et le virtuosisme, et une façon de chanter qui fait perdre tout sens à la notion de « chanter faux », puisque il n’y a pas de place pour le « faux » si la musique vient du cœur et touche les cœurs des spectateurs sensibles.
Il y a une certaine tendance dans la critique musicale et parmi des soit-disant connaisseurs de la musique indépendante (et de la musique tout court) qui dans une performance live cherchent comme une confirmation de l’album studio, et quand il s’agit d’une icône underground comme Daniel Johnston leurs attentes et leur paramètres de jugement sont facilement bouleversés, puisque leur « image mentale » de Daniel Johnston risque d’occulter le Daniel Johnston réel qui est devant leurs yeux. Je crois que c’est pour ça que l’accompagnement de la Beam Orchestra, qui à la base est quelque chose de très étrange par rapport au minimalisme et au personnalisme de la musique de Daniel Johnston, a réçu autant de critiques négatives.
Moi, quand je vais à un concert je veux surtout être surpris. Il n’y a pas pire qu’un live qui cherche de reproduire l’album studio et qui se limite à confirmer mes attentes. Et ce Daniel Johnston avec orchestre m’a surpris. Cette coté épique, tout a fait inédite dans l’univers du chanteur, s’est installé comme un grand défi qui a donné un bon dynamisme à la performance. J’ai été surpris par certaine morceaux où on voyait que le ton épique soutenait magnifiquement et naturellement les petites chansons, et j’ai était souvent surpris à l’intérieur d’un morceau, qui commence comme un clash, avec quelque chose qui cloche entre le chanteur et l’orchestre, et qui fusionne soudainement en donnant en même temps un nouveau élan à un vieux classique du répertoire de Daniel Johnston. C’est le cas, par exemple, de « Walking the cow ».
Une vrai performance d’artiste, qui croit à chaque mot qu’il prononce, qui re-vit en live l’épisode qui a inspiré chaque chanson, et qui pendant ce concert donne expression à son univers, entre le pessimisme due a la conscience d’une vie qui est passé, et qui est passé à coté de l’amour, et l’optimisme (enfantin mais sincère) qu’enfin l’amour triomphera. Il y a peu de chanteurs envers lesquels on peu éprouver un amour si fort que pour Daniel Johnston.
Un journaliste des INROCKS a eu la chance d’ accompagner pour une demie heure Daniel Johnston dans son après midi le jour du concert. Après avoir appris que son entretien avait été annulé il l’a rencontré par hasard et a discuté avec lui chez mac do, a appris qu’il connait pas Obama parce qu’il ne s’intéresse pas à l’actualité, qu’il passe ses journées à dessiner, écouter et jouer de la musique, qui se plaigne d’être obligé à boire diet coke à cause du diabète, et qu’il trouve qu’elle n’a pas le même gout que la vrai coca. Il apprend aussi que pour Daniel Johnston c’était la première fois à Paris, or que ce même journaliste l’avait déjà vu en concert dans la capitale il y a 5 ans. C’est peut-être que les mac donalds du monde se ressemblent beaucoup, facile de se tromper de ville. Par contre il aurait pu se souvenir de Notre Dame, qui a l’air marquer le chanteur parce qu’il y « habite » son confrère quasimodo. Ensuite Daniel Johnston se fait emmener dans un magasin de vinyles, où il achète des disques pour environ 250 euros : c’est surtout de 45 tours, qu’il choisit peut-être pour la pochette comme dans le cas de la bande son de Batman, ou parce que c’est des disques des groupes qu’il aime beaucoup comme les Queen. Et quand le frêre de Daniel Johnston lui fait la remarque qu’il possède déjà ces disques, il répond avec un candeur magnifique « oui,mais je les aimes beaucoup ». Il achète aussi du Nino Rota, dont l’univers a quelque proximité avec le monde de Daniel Johnston.
Ilovedust, un collectif de designers polyfunctionnels basé en angleterre (Londres + la côte sud), a travaillé avec AKQA, une agence de San Francisco, pour développer une superbe animation pour Nike “Sister One”. Ils ont pris l’occasion pour expérimenter quelques idées qu’ils avaient dans la tête, et très satisfait du résultat ils ont continué à retravailler la vidéo au dehors du brief, jusqu’à arriver à une version “portfolio” de 1 minute 20 secondes (or que le spot pour Nike s’arretais à 40 secondes).
Ce qu’on aime c’est le style retrofuturiste et les couleurs fluo.
178 boites d'allumettes illustrées par Pavel Fuksa
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que les meilleures illustrations sur les boites d’allumettes sont crées par des artistes de l’est, c’est à dire des pays de l’ancienne Union Soviétique. Pavel Fuksa, illustrateur and motion designer tchèque, spécialiste du retro design, a illustré 178 boites pour le morceau The Place du groupe Navigators. 178 pieces of art.
La pulverisation de l’IPad, violé dans son statut de bijou technologique, réduit en poussière grise et vapeurs maléfiques, a quelque chose de mystique.
Blendtec joue la carte virale pour la promotion web de son produit phare : son mixer tout-puissant. Dans une série de vidéo-performances, un scientifique fou met n’importe quoi dans le mixer (de préférence des produits hi-tech à la mode) pour répondre à une question pour lui fondamentale : “will it blend?” (”est-ce que le mixeur va le pulvériser ?”).
Cette fois c’est le nouveau né d’Apple, le IPad, qui doit passer le test. La démarche nihiliste et l’envie destructrice à la base de ces vidéos sont à mon sens très appréciable, spécialement dans une communication publicitaire.